Cher Monsieur Koz…

MarianeC’est avec un plaisir que je ne chercherai surtout pas à dissimuler que je m’inscris totalement en accord avec ce billet !

Reste que MAM et la chiraquie avaient d’autres visées pour son proche plan de carrière qu’une place de Première Ministrette compromettrait forcément. Triste fin de règne dans laquelle le pays est en passe de s’engluer. A gouverner à la hussarde l’on brode des Waterloo à coup d’actionite aigüe.

Au final, au delà du “péril jeune” dont la rue (celle de l’autre coté des vitrines) se lasse, au delà de la défunte idée de flexibilité (auquel la gauche a, part bêtise marketing (?), quasiment renoncé), je caresse l’idée que l’opposition manifestée face à ces contrats différenciants et discriminants porte plus haut celle d’un contrat unique, dont droits et devoirs réciproques iraient croissants, sans paliers, aux tragiques conséquences…

Allez rêvons…

[Ceci est mon humble contribution à votre brillant billet. Et notez que si l’on est fréquemment en désaccord vous êtes celui avec qui j’y pends le plus de gôut. Souvent en silence et non sans admiration. Très cordialement…]

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3 réponses à “Cher Monsieur Koz…

  1. Merde, comment on glousse, par écrit ? Bon, j’essaie : rhourhourhou, je suis tout confus… Pour ce qui est de l’idée de flexibilité, il est vrai qu’elle ne se porte pas très bien. Et pourtant, elle rencontrait il y a peu un relatif assentiment général.

    Il est clair qu’elle ne sera pas mise en oeuvre avant 2007.

    ps : si j’avais su que Marianne avait la poitrine si ferme, je serais allé manifester.

  2. Mariane > Manif du 28 mars dernier à Bordeaux, très belle ville 😉

  3. Je crois pouvoir comprendre ton sentiment face aux évenements actuels, te menant à espérer qu’un jour l’opposition (les jeunes dans la rue, ou le mouvement collectif des syndicats étudiants et professionnels? oui, c’est une notion importante à préciser je pense) obtiendra la création d’un contrat unique.
    Effectivement, tu sembles penser qu’il s’agirai là d’un progrès pour le monde du travail.
    Cependant, plusieurs questions sont à poser.
    La première concerne le progrès obtenu. S’agira t’il d’un progrès sur le plan social ou économique. Par ce que, en effet, ce sont les axes principaux à considérer lorsque l’on aborde ce sujet.
    On peut imaginer que si le progrès était seulement économique, il entamerai certainement le social, et inversement (j’entends déjà les utopistes dirent qu’on peut faire les deux, mais ne rêvaient pas…) Tout cela demande donc une certaine réflexion, vous en conviendrez.
    D’autre part, au delà de ces notions économique et social qui méritent bien des calculs, penchons nous sur le cas des patrons…
    En effet, bien que nombreux sont ceux à penser que la création d’un contrat unique donnerait l’avantage aux salariés, il faut aussi considérer les nombreux avantages qu’en tireraient les patrons.
    A ce jour, un patron qui souhaite engager quelqu’un à l’embarras du choix quant au contrat qu’il fera signer à son futur salarié (bien sûr selon les postes, qualifications et autres critères les choix se restreignent, mais il ne faut pas oublier qu’une vingtaine de type de contrats différents existe), cependant cette situation l’oblige à jongler d’article en article avec le code du travail ce qui ne lui facilite pas la tâche. Les salariés eux-même sont dans un flou artistique puisque ne connaissent généralement pas l’ensemble des contrats possibles et maîtrisent encore moins le code du travail.
    Donc, pour le moment tout le monde se galère pour faire de son mieux et les patrons ayant plus de moyens que les salariés pour appréhender le problème (experts juridique, comptable…) ont donc l’avantage.
    Pourtant, avec un contrat unique, certes les salariés n’auraient plus qu’à s’informer sur les droits inhérents à ce nouveau statut et seraient ainsi plus facilement renseignés, mais rappellons nous que la création d’un tel contrat entrainerait obligatoirement des négociations entre gouvernement, syndicat et patronnat, et qu’afin de ne léser personne, un contrat « bateau » pouvant s’appliquer à n’importe quel secteur d’activité risquerait fort de voir le jour, avec pour conséquence la révision massive des conventions collectives, qui prendraient bien plus d’importance.
    Or les conventions collectives sont déjà bien nombreuses et complexes, je vous laisse donc imaginer la complexité des nouvelles versions devant régir les statuts bien plus nombreux qu’à ce jour et donc les difficultés que chacun aura à chaque changement d’entreprise et de convention…
    Qui donc sera gagnant dans cette affaire?
    Il y a fort à parier que ce soit les patrons…
    J’en resterais là cette fois-ci, puisque le but était simplement de démontrer qu’un contrat unique n’est, à mon avis, pas une solution.
    J’espère moi aussi qu’un jour tout ce système chaotique sera revu et corrigé, mais je pense que le débat n’est pas simple, et surtout que la France, telle qu’elle est aujourd’hui, n’est pas capable de le suivre.
    Un jour viendra, peut être, où la cinquième république aura disparue pour céder la place à une nouvelle république qui jouira non pas d’une scène politique diversifiée et compétente, mais d’une scène politique philosophique comme les grecs en rêvaient.
    Oui, ce jour là, nous pourrons certainement faire un constat plus positif, puisqu’enfin nos dirigeants seront à notre service, notion fondamentale dans notre système qui malheureusement a depuis longtemps été oubliée.

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